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Cavaliers de l'apocalypse peints par des prisonniers de la prison centrale de Clairvaux
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01 février 2017

CAVALIERS DE L'APOCALYPSE

Cheval rouge, cheval noir, cheval vert !

A chaque époque, la guerre, la famine et la mort ont ravagé des pans entiers de l’humanité. La menace biologique et chimique rassemble sous un même attelage trois des quatre cavaliers de l’Apocalypse, ces grands éaux éternels.


Ils ont pu prendre la forme de l’empoisonnement des eaux, de la corruption des aliments, l’épandage de produits toxiques ou de germes pathogènes, l’empoisonnement au polonium, le gaz moutarde... Ce spectacle est si repoussant qu’il a fait l’objet de conventions internationales parmi les mieux suivies pour proscrire à jamais ces types d’armements.

Pourtant, il reste nécessaire de se protéger des risques biologiques et chimiques, ne serait-ce qu’à cause des problèmes accidentels que les sociétés développées génèrent dans leur foisonnement et le bouillonnement de leur recherche. Les connaître a permis progressivement de gagner en espérance de vie, et de vie en bonne santé. N’oublions pas que la goutte, maladie endémique des bourgeois du XIXème siècle était en partie liée au plomb des flacons de liqueur en cristal et que de nombreux métiers avaient leurs tourments comme la « maladie du chapelier ».

Mais si le corps va bien, ou du moins du mieux possible, on peut trouver des analogies du côté de notre psychologie. Les divers désordres psychiques font apparaître des symptômes proches de l’empoisonnement : mal-être au travail, burn out, dépression, bore out qui conduisent à un dégoût, une perte d’énergie et des maladies psychosomatiques diverses. On s’enferme parfois tout seul dans un système qui nous est nocif.

Il existe aussi, et c’est fréquent, des personnalités toxiques : paranoïaques, pervers narcissiques, manipulateurs victimaires ou agressifs. Les livres fleurissent sur le sujet, qui proposent leurs recettes pour gérer ces personnalités ou le plus souvent pour les fuir.

Quelle serait l’instance supérieure capable de se prémunir ou de se guérir des atteintes toxiques pour notre personnalité ? Pour Freud, il n’y en a pas, et l’on doit apprendre à se supporter pour survivre. Pour Jung au contraire, c’est le Soi, âme habitée par le divin qui possède ce pouvoir de réconciliation et qui nous pousse vers notre mission, notre avènement. Le Soi jouerait ainsi le rôle du cavalier blanc, le quatrième cavalier, « armé d’un arc, coiffé d’une couronne et partant en vainqueur pour vaincre », comme on le voit souvent dans la guérison de ces maladies qui se traduisent par une réorientation de nos forces vers un nouvel objectif et in fine par un changement de vie.

Et pour revenir au sujet de notre dossier, qu’imaginons-nous qui pourrait être le cavalier blanc, entre autre inspirateur de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques et force de paix dans le monde moderne ?

 

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