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30 septembre 2019

UNE ÉQUIPE DGA AU CHAMPIONNAT DE FRANCE MILITAIRE

Montbéliard sous un beau soleil de printemps. Après un briefing sommaire de cette nouvelle zone de saut nous montons dans notre taxi, un Cessna 206 Soloy.


A l’issue des cinq heures en soufflerie cet hiver, nous entamons quatre jours d’entrainement en vue de notre objectif de la saison : les championnats de France militaires de parachutisme. 3500 mètres, le pilote nous indique qu’il faut ouvrir la porte. En l’occurrence elle est en plastique souple et il faut la rouler, on regrette déjà notre fidèle Pilatus.

4000 mètres, mise en place. Elle n’est pas simple, la faute à des prises peu évidentes, pourtant nous l’avons répétée au sol. Afin d’indiquer que tout est paré je fais un signe à Loïc qui lance le timing de sortie, nous partons comme un seul homme de l’avion et retrouvons l’immensité du ciel qui nous avait manqué depuis l’automne. C’est la toute première sortie de l’équipe et elle se pose plutôt bien sur le vent mais une sensation de déséquilibre se fait sentir, nous luttons mais rien n’y fait, Romain passe sur le dos et la figure éclate.

Différence majeure entre la soufflerie et les sauts d’avion, la sortie est technique de par le timing précis que chaque membre doit avoir et de par les appuis plus faibles sur l’air à ce moment du saut (nous ne sommes alors qu’à 120 km/h au lieu de 200 km/h en chute). Elle conditionne souvent la suite du saut, si elle est ratée elle fait perdre de longues secondes sur les 35 accordées pour dérouler nos programmes. Paradoxalement, malgré cette première ratée, les sorties deviendront notre force lors de la compétition à venir. Propres et stables elles nous permettront de lancer idéalement nos sauts.

La soufflerie est un outil formidable pour s’entrainer et progresser : il est possible d’effectuer entre 30 min et 1h par jour, soit l’équivalent de 30 et 60 sauts ! Mais il est aussi plus simple de voler en soufflerie. La prise de risque inhérente au saut en parachute y est absente. De plus, les parois et le filet de la soufflerie donnent des repères absolus alors que dans le ciel tous les repères sont relatifs. Un équipier faisant dos au reste de l’équipe saura où il est grâce aux parois et pourra se placer sans même chercher ses équipiers du regard. Dans le ciel, cela est bien évidemment impossible et un équipier se risquant à se placer sans visuel sortira immanquablement de la figure.

Nos 20 sauts d’entrainements nous ont rappelé que rien ne valait un entrainement grandeur nature. Alors que nous passions péniblement une petite dizaine de points en 55 secondes lors des premiers sauts, nous finirons la compétition à 11 points de moyenne sur 35 secondes. Ceci nous permettra de décrocher une belle troisième place derrière les deux équipes de France militaire aux Championnats de France miliaire et de remporter les Championnats de France de la Fédération des Clubs de la Défense, et ce, malgré notre faible expérience. En dehors de Loïc (1500 sauts, 50h de soufflerie), à 3 nous cumulions en effet seulement 500 sauts et 20h de soufflerie.

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