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04 octobre 2022

INTRODUCTION DU DOSSIER

Lorsque j’ai pris mon poste en sortie d’école, j’étais très contente de moi, car j’avais réussi à éviter mes deux bêtes noires, la thermodynamique et l’informatique. Sans doute un peu de myopie intellectuelle… Mon parcours de carrière m’a rapidement fait comprendre qu’on n’échappe pas facilement à l’informatique, et que la tendance ne va pas s’inverser avant un moment. 


Pour autant, j’ai l’impression que si l’utilisation du numérique est aujourd’hui largement maîtrisée dans les domaines professionnels et privé, la réalisation de systèmes d’information n’attire pas encore vraiment les foules. Le directeur des plans de la DGA m’a dit un jour : « moi, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les systèmes d’information sont presque tous des échecs au regard de la maîtrise des coûts et délais ! 

« IL FAUT TRAITER LES GRANDS PROJETS INFORMATIQUES COMME UN PROGRAMME D’ARMEMENT » JY LE DRIAN

C’était il y a quelques années, et les choses ont bien évolué depuis, certaines plus que d’autres. Une impulsion a été donnée au plus haut niveau de l’État, avec des investissements importants dans le numérique, la mutualisation des infrastructures et un soutien appuyé à la transformation numérique.

Et force est de constater que le numérique envahit progressivement le champ de bataille, imposant de maîtriser le bout en bout de la transmission des informations. En effet, la généralisation des connexions impose une maîtrise irréprochable des contenus et des contenants des systèmes d’information tout en garantissant l’acheminement des données et leur intégrité. 

La dynamique propre au domaine a déjà permis l’introduction de méthodes agiles dans les grands projets, permettant aux équipes d’alléger considérablement l’effet tunnel et la conduite du changement. Elle a également permis la constitution d’une expertise à DGA/MI au service du MINARM. D’ailleurs, la part du numérique devient telle que je rêve que chaque programme ou opération d’armement puisse disposer d’architecte SIC, car bien peu d’opérations en ont alors que presque toutes en auraient bien besoin…

L’industrie, qui avait pris bien avant le virage du numérique a été et reste un bon moteur pour poser des ambitions ministérielles, notamment en matière de continuité numérique dont rêvent tous les services de soutien du ministère.

Enfin, nous terminerons ce dossier par des témoignages de succès, pour l’essentiel. Notre culture d’ingénieur nous conduit à disséquer les côtés négatifs pour les éviter à l’avenir, ce qui est louable, mais il ne faudrait pas oublier de célébrer les victoires, petites ou grandes. Et croyez-moi, pour la célébration de la fin du projet Source Solde (engagé en urgence par la Ministre de la Défense en 2013) et son transfert au commissariat des armées, ce fut une belle fête, présidée par Madame la ministre ! Bonne lecture !

 

 

 Caroline Gervais, IGA, chef du pôle stratégie, innovation, transformation de la DMAé

Après un début dans des programmes aéro, elle rejoint la DRM dans le traitement du signal, puis la DSI de la DGA. Elle part ensuite au SGA diriger la mission des systèmes d’information d’administration et de gestion. A son retour, elle dirige l’UM HELI. Elle est ensuite nommée directrice du programme Source Solde. A ce jour, elle est chef du pôle stratégie, innovation transformation de la DMAé.

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