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01 octobre 2017

PORTRAIT DE L’IGA JOËL BARRE

Ancien élève de l’école polytechnique et de l’école nationale supérieure de l’aéronautique, Joël Barre débute sa carrière à la DGA en 1979 au Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) à Vernon. Il s’y familiarise avec le domaine des missiles, en travaillant dans la simulation de missile. De 1980 à 1988, Joël Barre exerce diverses fonctions au profit du programme de missile air-sol moyenne portée (ASMP), notamment comme ingénieur système chargé des essais en vol. En 1987, il est nommé directeur de programme ASMP. Durant la phase d’essais de ce premier missile de la composante nucléaire aéroportée française, il supervise une quarantaine de tirs. De 1988 à 1991, il exerce diverses responsabilités au profit du programme de satellites d’observation optique Hélios, premiers satellites de reconnaissance militaire. En 1991, il devient directeur du programme Hélios et prépare la mise en orbite de Hélios 1A. En 1995, il devient adjoint au chef du service technique des systèmes stratégiques et spatiaux, chargé de l’espace militaire. Il est nommé architecte du système de forces « commandement, communication, conduite et renseignement » à la Direction des systèmes de forces et de la prospective, à la création de cette nouvelle fonction en février 1997. A ce titre, il est en charge de la synthèse stratégique, de la cohérence d’ensemble et de la préparation de l’avenir sur un domaine très large, qui couvre l’ensemble de la chaîne de maîtrise de l’information.
En septembre 1997, il entre au CNES comme directeur des programmes. Il est alors en charge des investissements français dans le domaine spatial et de la politique industrielle. En juin 2001, il rejoint la société Snecma en tant que directeur Espace de la division Moteurs-Fusées, puis devient en mars 2002 directeur général de la division Moteurs spatiaux.
En juillet 2007, il revient au CNES et prend la direction du Centre spatial guyanais. Il a en charge la sécurité de la base spatiale de Kourou, où il coopère étroitement avec les forces armées positionnées en Guyane, et prépare l’arrivée des lanceurs SOYOUZ et VEGA. En juillet 2012, il prend les fonctions de directeur général délégué - Opérations du CNES chargé, par délégation du président du CNES, de l’ensemble des activités opérationnelles. Puis Joël Barre est nommé en avril 2013 au poste de directeur général délégué du CNES, chargé de coordonner sous l’autorité du président du CNES l’ensemble des activités et des projets.
Né en 1955, Joël Barre est ancien auditeur du Centre des hautes études de l’armement (CHEAr). Il est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite. Il est également Légionnaire de première classe d’honneur, distinction décernée par la légion étrangère, de manière très mesurée, en témoignage de gratitude “pour services éminents rendus”. Joël Barre connaît les enjeux auxquels la DGA est confrontée et les défis qu’elle devra relever pour continuer à assurer ses missions. Ainsi, dans la continuité des actions de modernisation déjà engagées, ses axes de travail prioritaires seront le renforcement de l’ouverture à l’innovation technologique, en particulier en provenance du monde civil, le développement du recours à la numérisation pour optimiser nos activités et les systèmes d’armes et enfin l’amélioration du processus d’acquisition et de mise en service pour le rendre plus efficace et plus réactif. Ingénieur de l’armement, il sait pouvoir compter sur le dévouement des ingénieurs de l’armement et leurs excellentes aptitudes techniques et managériales pour relever ces défis.

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